Questions fréquentes

Qui est victime?

Qu’est-ce qu’est la violence?

Qu’est-ce que je peux faire en tant que victime?

Qu’est-ce que je peux faire en tant que témoin, entourage?

Porter plainte?

Comment avoir accès à un conseil juridique ou un avocat?

Que fait votre Centre?

 

Qui est victime?

Toute personne peut se retrouver dans une relation de violences conjugales, quel que soit son milieu familial, social, intellectuel, culturel, intellectuel, religieux, professionnel, etc. Les victimes ont souvent vécu de nombreuses années de violences avant d’oser en parler.

Pour la personne victime, il est difficile d’accepter l’idée qu’elle-il ne peut pas changer son-sa partenaire , ce d’autant plus qu’il-elle peut se montrer aimant-e, attentionné-e en dehors des moments de crise (cf le cycle de la violence).

La victime n’est pas quelqu’un de fragile, comme certains le pensent, c’est au contraire une personne qui a beaucoup de force en elle ( et il en faut pour supporter les violences au quotidien !) mais qui utilise celle-ci pour résister aux comportements de son-sa partenaire plutôt que pour mettre des choses en place pour elle-même.

La victime se sent généralement coupable des mauvais traitements qu’elle subit: c’est cette culpabilité qui l’empêche souvent d’agir dès le début du processus et de mettre des limites rapidement.

up

Porter plainte?

Notre expérience nous a démontré qu’il est important de porter plainte dans une situation de violences répétitives. La plainte est une démarche qui montre à l’auteur que ses actes sont inacceptables et peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires. Ces dernières peuvent amener à une condamnation pénale ou à des peines alternatives (médiation pénale, probation ou suivi sous contrainte).

La plainte permet à la victime de faire état des comportements inacceptables à son encontre et dès lors de poser une démarche qui vise à mettre fin à une situation qu’elle estime intolérable.

En pratique

Adressez-vous de préférence au commissariat de votre domicile. Munissez-vous, si vous en disposez, du constat médical décrivant les lésions ou de toute autre preuve (traces d’appels répétitifs en cas d’harcèlement, lettres de menaces,…).

Dans tous les cas, vous avez le droit de porter plainte même si vous ne possédez pas de document pouvant étayer votre plainte.

Vous pouvez être soutenu dans cette démarche difficile par des intervenants du Bureau d’Aide aux Victimes, service présent dans chaque zone de police.

Lors de votre audition, vous pourrez demander une copie de votre déclaration.

Suite à celle-ci, la police va convoquer la personne qui fait l’objet de la plainte pour l’auditionner également (selon le principe du droit à la défense).

Les deux auditions seront alors envoyées au Parquet où le Substitut du Procureur du Roi décidera de la suite à y donner.

Le substitut peut soit classer sans suite, soit demander un complément d’enquête à la police soit entamer directement une procédure pénale.

Dans cette dernière , vous avez la possibilité de vous constituter « partie civile » afin d’avoir accès au dossier et d’être informé de l’évolution de l’enquête et des dates d’audiences.